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Membres du Conseil

Le Conseil peut avoir jusqu’à 30 membres. Les membres du Conseil sont nommés par le Comité directeur, sur recommandation d’un comité de nomination composé d’un membre du Comité directeur et de deux membres du Conseil. Les membres du Conseil se réunissent une fois par an pour orienter les nouveaux thèmes de recherche du Comité. Les membres du Conseil peuvent exercer cette fonction pour une durée de six ans maximum. Ils agissent à titre privé et ne représentent pas leurs institutions.

Lydia Alpízar Durán (Costa Rica)
Lydia Alpízar Durán est directrice exécutive de l’Association pour les droits de la femme et le développement (AWID), organisation au sein de laquelle elle a également exercé les fonctions de Directrice du Programme Mouvements et organisations féministes. Lydia a une grande expérience en matière de plaidoyer et de formation relatifs aux droits humains des femmes. Elle a facilité la participation des jeunes femmes venant d’Amérique latine à la Quatrième Conférence mondiale des Nations unies sur les femmes (processus de Beijing 95) et, en 2000, elle a assuré la représentation régionale de l’Amérique latine au Comité international des ONG pour Beijing + 5. Elle a participé pendant plusieurs années à la Campagne « Halte à l’impunité : Pas une morte de plus », une initiative nationale mexicaine pour mettre fin à l’assassinat des femmes à la ville-frontière de Ciudad Juárez, située entre les USA et le Mexique. Co-fondatrice et conseillère d’ELIGE, le réseau des jeunes du Mexique pour les droits sexuels et reproductifs, Lydia est aussi co-fondatrice de ce réseau pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Elle est, depuis 1996, membre du Conseil d’administration du Comité international du Conseil pour la Paix. Lydia siège au Comité directeur du Fonds Mondial pour les femmes et du Fonds centraméricain pour les femmes. Lydia est sociologue de formation.

Fateh Azzam (Palestine)
Fateh Azzam est actuellement représentant régional du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) pour le Moyen-Orient et il est le président du Comité directeur de l’_Arab Human Rights Fund_ (AHRF) créé récemment à Beyrouth. Il était, auparavant, le directeur du Forced Migration and Refugee Studies Programme à l’Université américaine du Caire et il a travaillé en tant que Chargé de Programme pour les droits de l’homme au bureau du Caire de la Fondation Ford. Il a également été directeur de l’organisation palestinienne de défense des droits humains, Al-Haq, à Ramallah. En 1992, Fateh a obtenu un diplôme de droit international des droits humains de l’Université d’Essex, à Colchester, au Royaume-Uni.

Akila Belembaogo (Burkina Faso)
Akila Belembaogo est directrice régionale adjointe de l’UNICEF au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Elle a dirigé, auparavant, l’unité chargée de la parité entre les sexes et des droits de l’homme de la Division des politiques et de la planification de l’UNICEF et a été la représentante de l’UNICEF au Tchad. Entre 1992 et 1995, Akila a été ministre de l’Action sociale et de la Famille au Burkina Faso et, à ce titre, elle est parvenue à mettre en place un mécanisme national chargé de transmettre des informations relatives à la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant (CRC) et de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Elle a, également, contribué à l’adoption de stratégies et de lois visant à la protection des populations vulnérables, notamment les enfants. Elle a, également, été membre et présidente du Comité des Nations unies pour les droits de l’enfant. Akila est aussi l’auteur et le co-auteur de nombreux articles et publications sur les droits de l’enfant.

Tapan Kumar Bose (Inde)
Tapan Kumar Bose est Secrétaire général du South Asia Forum for Human Rights au Népal. Auteur de films documentaires ayant remporté des prix, il est également défenseur des droits humains, militant pacifiste et écrivain. Il est le Coordinateur du Committee for Initiative on Kashmir et le Secrétaire général du Pakistan India Peoples Forum for Peace and Democracy. Tapan a créé, en 1977, la Cinemart Foundation, qui est le premier forum de producteurs de films documentaires indépendants en Inde. Il est président de The Other Media et du Mahanirvan Calcutta Research Group. Il est également membre du Comité directeur du Forum for Early Warning and Early Response (FEWER), à Londres. Il écrit régulièrement dans d’importants journaux et magazines d’informations en Inde, au Népal et au Pakistan. Il a remporté des prix nationaux et internationaux pour certains de ses films, dont An Indian Story, Beyond Genocide: Bhopal Gas Tragedy, et Behind the Barricades – Punjab and Jharkhand.

Roberta Clarke (Trinidad et Tobago)
Roberta Clarke est Directrice du programme régional au sein du Bureau des Caraïbes du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM).

Lyse Doucet (Canada)
Lyse Doucet est présentatrice et correspondante pour la BBC World Television et la BBC World Radio. Elle présente aussi régulièrement le Talking Point programme de la BBC. Elle est souvent envoyée sur le terrain pour couvrir des événements spéciaux et a présenté des émissions depuis Amman, en Jordanie, et depuis l’Irak durant la guerre de 2003. Après les événements du 11 septembre 2001, Lyse a présenté des programmes d’informations spéciaux depuis le Pakistan et l’Afghanistan tout au long de la guerre qui a, par la suite, éclaté en Afghanistan. Elle a été, ensuite, nominée au Royal Television Society Award pour son reportage exclusif de la tentative d’assassinat du président afghan Hamid Karzai. Avant de rejoindre l’équipe de présentateurs de la BBC, Lyse a été, pendant plus de dix ans, correspondante de la BBC au Moyen-Orient, en Asie de l’Ouest et du Sud et en Afrique de l’Ouest et du Nord.

Tiébilé Dramé (Mali)
Tiébilé Dramé a été ministre des Affaires étrangères du gouvernement de transition du Mali entre 1991 et 1992 et il est le dirigeant du Parti pour la renaissance nationale (PARENA). Il a été membre puis président du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), un organisme créé afin de préparer la mise en place d’un parlement de l’UEMOA. Tiébilé a également siégé à l’Assemblée nationale malienne où il représentait le PARENA en tant que député du Sahel occidental. Il a, également, été ministre des Zones Arides et Semi-Arides en 1996-1997. Défenseur des droits humains et journaliste, Tiébilé a été chercheur à Amnesty International durant plusieurs années à Londres et il a également fondé l’hebdomadaire, Le républicain. C’est un ancien « prisonnier d’opinion » adopté par Amnesty International.

Imrana Jalal (Fidji)
Imrana Jalal est Conseillère aux droits humains auprès de la Regional Rights Resources Team (RRRT), une initiative visant à défendre les droits humains dans la Région du Pacifique, basée à Fidji. Imrana est une avocate et militante féministe influente dans la région des Îles du Pacifique. Elle est également membre fondateur du Mouvement des droits des femmes dans les Îles Fidji et elle pratique en tant qu’avocate des droits humains à l’échelle nationale, régionale et internationale.

Hina Jilani (Pakistan)
Hina Jilani est Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les défenseurs des droits de l’homme. Elle est également avocate près la Cour suprême du Pakistan. Elle a fondé plusieurs organisations de défense des droits humains à l’échelle nationale, régionale et internationale. En 1981, elle a créé, avec sa sœur, Asma Jahangir, le premier cabinet d’avocats entièrement composé de femmes au Pakistan. En 1984, Hina et Asma ont créé AGHS Legal Aid, le premier centre d’aide juridique gratuit au Pakistan. Elle a reçu de nombreux prix, notamment le Millennium Peace Prize en 2001. En tant qu’avocate, elle est spécialisée dans les droits humains et les droits constitutionnels. Les domaines de préoccupations et d’actions qui l’intéressent particulièrement, en matière de droits humains, sont le développement démocratique, les droits des femmes, des minorités et des enfants.

Konstantin Korkelia (Géorgie)
Konstantin Korkelia est premier vice-ministre de la justice en Géorgie et Directeur adjoint de l’Institut d’administration et de droit de l’Académie des sciences de Géorgie. Il est également Maître de conférence au Département de droit international et des relations internationales de l’Université d’État de Tbilissi. Entre 2000 et 2002, il a représenté le gouvernement de Géorgie auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. Il est spécialisé en droit international public, en droit des traités et en matière de protection internationale des droits humains.

Ian Martin (Royaume-Uni)
Ian Martin est Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Népal, pays dans lequel il avait, auparavant, exercé les fonctions de représentant du Haut Commissariat aux droits de l’homme. Il a exercé diverses fonctions au sein des Nations unies, notamment comme Représentant spécial du Secrétaire général pour la consultation populaire au Timor oriental, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général au sein de la mission des Nations unies en Éthiopie et Érythrée, Conseiller spécial du Haut Commissariat aux droits de l’homme, Chef de l’opération de terrain du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme au Rwanda et Directeur pour les droits de l’homme de la mission civile internationale en Haïti. Il a également travaillé auprès du Haut représentant en Bosnie-Herzégovine en tant que Haut-représentant adjoint pour les droits de l’homme. Il a été secrétaire-général d’Amnesty international de 1986 à 1992 et vice-président du Centre international pour la justice transitionnelle entre 2002 et 2005. Ses ouvrages comprennent notamment Self-Determination in East Timor: the United Nations, the Ballot, and International Intervention.

Jessica Montell (Israël)
Jessica Montell est directrice exécutive de B’tselem, le centre d’information israélien sur les droits humains dans les territoires occupés. Avant de rejoindre B’Tselem, Jessica Montell a travaillé avec HaMoked: Center for the Defence of the Individual, une autre organisation israélienne de défense des droits humains. Jessica Montell a également été consultante auprès du Lawyers Committee for Human Rights. Elle est l’auteur du rapport exhaustif publié par B’Tselem et intitulé Prisoners of Peace: Administrative Detention in the Oslo Process. Elle a publié de nombreux articles et effectué de nombreuses présentations sur les droits humains et les politiques anti-terroristes, l’obligation de rendre des comptes pour les violations des droits humains, le droit international humanitaire et les difficultés de promouvoir le respect des droits humains dans le contexte du conflit israélo-palestinien.

Devendra Raj Panday (Népal)
Devendra Raj Panday est un ancien ministre des Finances du Népal et il est membre du premier comité directeur de South Asians for Human Rights. Il est également membre élu du Comité directeur international de Transparency International, basé à Berlin et il est l’ancien président de la section népalaise de cette organisation. Il a également été vice-président et fondateur de l’Organisation des droits de l’homme au Népal. Depuis qu’il a quitté la fonction publique en 1980, il s’est fait connaître pour ses engagements professionnels et au sein de la société civique au Népal et Asie du Sud.

Jelena Pejic (Serbie)
Jelena Pejic est conseillère juridique au sein de la Division juridique du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Genève où elle est notamment responsable des questions liées au terrorisme et au droit international humanitaire. Elle dirige également le projet du CICR portant sur la réaffirmation et le développement du droit international humanitaire. Avant de travailler pour le CICR, elle était Senior Program Coordinator au sein du Lawyers Committee for Human Rights à New York (devenu Human Rights First) et enseignait le droit international public et les relations internationales à la Faculté de droit de Belgrade.

Roger Raupp Rios (Brésil)
Roger Raupp Rios est Juge fédéral depuis 1994 dans l’État de Rio Grande do Sul au Brésil. Il est également Professeur de droit à l’Université fédérale de Rio Grande do Sul. Dans le cadre de ses recherches universitaires, il a été amené à étudier la doctrine relative à l’égalité de protection élaborée par la Cour suprême des USA, en vue de son mémoire de Master, lequel visait à comparer le principe d’égalité aux termes du droit brésilien et la doctrine de l’égalité de protection face aux discriminations fondées sur l’orientation sexuelle. Il a beaucoup travaillé avec diverses organisations de défense des droits des femmes et des LGBT au Brésil et dans d’autres pays de la région. Il a été Chercheur invité au Center for the Study of Human Rights de l’Université de Columbia à New York. Dans le cadre de sa thèse de doctorat en droit il a effectué une étude systématique de la discrimination positive (affirmative action) sur la base d’une analyse comparative du principe d’égalité au termes du droit brésilienne et de la doctrine relative à l’égalité de protection en droit constitutionnel américain.

Anthony Romero (États-Unis)
Anthony Romero est directeur exécutif de l’_American Civil Liberties Union_. Il avait, auparavant, dirigé le Human Rights and International Cooperation Program de la Fondation Ford. Il a également occupé durant près de cinq ans le poste de Programme Officer for Civil Rights and Racial Justice à la Fondation Ford et a été chargé de programmes au sein de la Fondation Rockefeller. Il est membre du Barreau de New York et il a siégé au sein des Comités directeurs de nombreuses organisations à but non lucratif. Il est diplômé de la Law School de l’Université de Stanford et de la Woodrow Wilson School of Public Policy and International Affairs de l’Université de Princeton.

Marco Sassoli (Suisse)
Marco Sassoli est professeur de droit international à l’Université de Genève depuis 2004. Il préside les Comités directeurs de L’Appel de Genève, une ONG visant à influer sur les groupes armés non étatiques pour qu’ils respectent les règles du droit humanitaire ainsi que du Centre Universitaire de Droit International Humanitaire de Genève. Entre 2001 et 2003, il a été professeur au Département d’études juridiques de la Faculté de sciences politiques et de droit de l’Université de Québec à Montréal (UQAM), où il continue à enseigner en tant que professeur associé. Il a été greffier au Tribunal fédéral suisse à Lausanne et a, auparavant, été Secrétaire exécutif de la Commission internationale des juristes à Genève. Il a travaillé pendant 13 ans pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à Genève, au Moyen Orient et en ex-Yougoslavie.

Wilder Tayler (Uruguay)
Wilder Tayler est un avocat uruguayen et il est Secrétaire général adjoint de la Commission internationale des juristes (CIJ). Entre 1997 et 2007, il a été directeur des questions juridiques et politiques de Human Rights Watch¬. De 1995 à 1996, il a été directeur de programme de la région Amériques d’Amnesty international. Entre 1990 et 1995, il a été conseiller juridique d’Amnesty international chargé des programmes régionaux des Amériques et de l’Asie. Entre 1987 et 1990, il a été directeur exécutif de l’Institut d’études juridiques et sociales de l’Uruguay (IELSUR) et a été, auparavant, conseiller juridique de cet Institut, chargé de la coordination de la défense des prisonniers politiques.