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Mission et approche du Conseil international

Mission

La mission de l’ICHRP était de garantir que les principes et les standards des droits humains émergent en tant que moteurs significatifs dans les politiques publiques nationales et mondiales. Pour ce faire, notre objectif général était de renforcer leur poids sur la politique publique d’une part en aidant les décideurs à se pencher sur les questions importantes et d’autre part en identifiant et en clarifiant les défis politiques émergeants de manière à permettre à la communauté des droits humains de façonner des réponses adéquates.

Méthode et approche

L’ICHRP visait une recherche pratique dans le domaine des droits humains qui soit indépendante, internationale, multidisciplinaire et consultative . Le travail tentait d’associer les préoccupations ambitieuses et tournées vers le changement qui alimentaient l’activisme, les préoccupations pragmatiques et institutionnelles sous-jacentes à la prise de décisions, et la rigueur analytique académique. Le but était de stimuler la coopération et l’échange entre les secteurs non-gouvernementaux, gouvernementaux et intergouvernementaux, en s’efforçant de négocier entre les perspectives en compétition. Ainsi, l’approche de l’ICHRP, tout en étant multidisciplinaire et internationale, était caractérisée par la capacité à convoquer, à niveau égal, des acteurs aux points de vue et aux orientations géopolitiques divergeant.

L’ICHRP a interprété la notion de “droits humains” au sens large, sans confiner son mandat à une compréhension purement légale. Une bonne partie de son travail était pragmatique plutôt que normative et observait souvent la façon dont se comportaient les institutions dans les faits plutôt que de savoir comment elles auraient dû être construites. L’organisation exprimait aussi la volonté de “penser autrement”, ayant conscience que l’un de ses rôles les plus importants était d’apporter des idées nouvelles, d’aborder des zones de contradictions et des questions émergentes ainsi que d’imaginer l’évolution future du travail.

Toutes les recherches se concentraient au niveau pratique sur des questions considérées par les organisations militant pour les droits humains comme nécessitant une attention, et les projets étaient conçus pour amener des résultats pratiques et utiles. Un travail théorique était mené lorsqu’il en avait un usage pratique; par exemple, lorsque des difficultés théoriques entravaient le travail pour les droits humains.

L’ICHRP n’a pas entrepris de travail sur des cas spécifiques de violations ou de contrôle des droits humains, mais s’est plutôt concentré sur l’identification de problématiques qui empêchent leur promotion et leur protection à travers le monde, et a proposé des approches et des stratégies qui pourraient servir cette cause. Du travail de terrain au niveau national et local a été mené pour soutenir la recherche.

Tout en demeurant fermement indépendant des agences gouvernementales et inter-gouvernementales ainsi que des organisations de volontariat ou du secteur privé, l’ICHRP a étroitement collaboré avec ces organes dans le cadre de la poursuite de ses objectifs. Bon nombre d’agences bilatérales et de fondations privées ont soutenu l’ICHRP mais les financements ont toujours été reçus pour des projets déjà envisagés, l’organisation n’a jamais mené de recherches commandées.

Il était essentiel pour l’ICHRP d’obtenir et d’entretenir la confiance des nombreux groupes de personnes avec lesquels l’organisation a collaboré. La transparence de son approche à la recherche, à la consultation, à l’information et au suivi était primordiale. Sa méthodologie se basait sur un modèle de consultation progressive internationale et visait à impliquer de plus en plus le public cible à mesure que le processus de recherche avançait. Au début, le travail était accompli par un petit groupe d’experts. Puis, au cours de la recherche, davantage de personnes qualifiées ou ayant des responsabilités dans le domaine étaient consultées à propos des projets (publiés sur le site web pour être commentés), des résultats des recherches et des recommandations. Le processus était toujours ouvert. A chaque étape, la consultation était envisagée de manière à couvrir davantage d’institutions et d’individus à travers le monde et aussi à prendre en compte leur avis. Le but était de permettre à un cercle grandissant de personnes ayant un intérêt direct de s’impliquer dans le contenu de la recherche, de l’améliorer, d’acquérir un sentiment d’appropriation sur les résultats, et finalement de les soutenir ou de les promouvoir – menant dès lors a une action pratique basée sur une recherche éclairée.