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Statut: Publié

Corruption et droits humains: intégrer les droits humains aux programmes de lutte contre la corruption (2010)

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Introduction

Integrating human rights in the anti-corruption agendaConsidérée comme taboue jusqu’au début des années 1990, la corruption est aujourd’hui reconnue comme l’un des plus grands obstacles au développement. Elle capte désormais l’attention : des législations spécifiques ont été adoptées, des traités, comme la Convention des Nations Unies contre la corruption, ont été négociés et ratifiés, et de nouveaux organes de lutte font leur apparition. Partout dans le monde, des citoyens dénoncent publiquement la corruption. De tels actes sortent parfois de l’ombre et des poursuites sont engagées, débouchant à l’occasion à la condamnation des responsables.

Ce sont des résultats tangibles. Néanmoins, la corruption continue de prospérer dans divers milieux, au détriment de plusieurs millions de personnes. Dans ce contexte, de nombreuses organisations de lutte contre la corruption analysent et revoient leurs stratégies, à la recherche de solutions plus efficaces.

Le projet de l’ICHRP sur la corruption et les droits humains participe à cette quête. Ce deuxième rapport fait suite à la publication de Corruption and Human Rights: Making the Connection, qui proposait une analyse nécessaire des liens conceptuels entre droits fondamentaux et corruption. Reconnaissant qu’un modèle conceptuel ne suffit pas si les droits humains deviennent un outil efficace de lutte anti-corruption, ce nouveau rapport développe les questions relatives à leur mise en application dans le contexte historique, normatif et pratique du mouvement militant. Il fournit un cadre opérationnel et un outil pratique permettant d’intégrer les principes des droits fondamentaux et les méthodes en découlant dans les programmes locaux et nationaux de lutte contre la corruption.

Integrating Human Rights in the Anti-Corruption Agenda ne présente pas les droits fondamentaux comme une solution à tous les défis auxquels sont confrontés les spécialistes de la lutte anti-corruption. Au contraire, il examine quand et comment leur application peut améliorer les performances dans certains domaines. Il indique également les limites d’une telle approche. Reconnaissant l’impact disproportionné de la corruption sur les femmes, le rapport accorde également une attention particulière à l’adoption d’une stratégie tenant compte des sexes. Il aborde pour la première fois la question de la relation supposée conflictuelle entre certaines pratiques de lutte anti-corruption et celles relatives aux droits fondamentaux. E

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