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Corruption et droits économiques, sociaux et culturels 06 décembre 2008

La réunion internationale de stratégie sur les droits économiques, sociaux et culturels et l’Assemblée générale du réseau ESCR a eu lieu à Nairobi, au Kenya, du 1er au 4 décembre 2008. Cette manifestation a rassemblé quelque 200 militants actifs dans les domaines des droits humains, de la justice sociale ainsi que des milieux associatifs du monde entier. Cet évènement était organisé par le réseau ESCR qui rassemble des associations de droits humains qui promeuvent les droits économiques, sociaux et culturels et qui viennent des Amériques, d’Afrique et d’Asie.

Dans le cadre de cette manifestation, Magdalena Sepúlveda, Directrice de recherche, a animé une discussion sur l’impact de la corruption sur les droits économiques, sociaux et culturels ; les populations les plus vulnérables et les plus désavantagées de la société étant plus particulièrement affectées. L’atelier était organisé en collaboration avec le Centro de Estudios Legales y Sociales, CELS (Centre pour l’étude du droit et des questions sociales), une organisation non gouvernementale travaillant à la protection et à la promotion des droits humains et au renforcement du système démocratique en Argentine. Cet atelier faisait partie des activités visant à disséminer les résultats du projet de recherche du Conseil sur les liens entre corruption et droits humains auprès des représentants des organisations des droits humains et du mouvement anti-corruption.

Le projet fera l’objet de deux rapports. Le premier, qui devrait être publié cette année, examine la façon dont des pratiques relevant de la corruption violent des droits humains spécifiques, en particulier en matière de droits économiques, sociaux et culturels. Egalement, l’étude explore les possibilités de collaboration entre les défenseurs des humains et les militants anti-corruption, y compris les bénéfices et les difficultés de cette approche. Le rapport contient aussi des recommandations à l’intention des organisations des droits humains souhaitant s’impliquer dans la lutte contre la corruption. Une fois les liens entre droits humains et corruption clairement établis, le Conseil espère que les organisations et agences diverses travaillant pour les droits humains seront convaincues de l’utilité de collaborer plus étroitement avec les agences anti-corruption nationales et internationales et réciproquement.